Wesendonck-Lieder – Münchner Philharmoniker

Concerts in Munich, Paris and Cologne
Abendzeitung München von Michael Bastian Weiß
Concert on January 20, 2018 in Munich

Anja Harteros und Valery Gergiev mit Wagner

…Selbst, wenn sie alles unterschiedslos gleich singen würde, ohne jede Phantasie, und vom Text wäre keine einzige Silbe zu verstehen – man könnte dennoch nicht das Ohr von Anja Harteros abwenden, einfach, weil ihre Stimme so wunderschön ist.

In Richard Wagners „Wesendonck-Liedern“ können die hohen Töne wie silbrig umhüllt einherschweben oder sich fraulich-sinnlich verschwenden, und es ist gegenüber Kolleginnen fast schon ungerecht, dass Harteros darüber hinaus die Sprache lustvoll auskostet und die Linien einfallsreich gestaltet. Allein, welche weiten Strecken sie auf einen Atem nehmen kann! Sie scheint für diese Gesänge wie geschaffen, weil sie auch die vom Komponisten geforderte Tiefe der Stimme hat, die sensationell farbreich und perfekt abgerundet den Raum der Philharmonie einnimmt. Ein Traum…

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Ôlyrix von Par José Pons
Concert on January 22, 2018 in Paris

Harteros et Gergiev illuminent les Wesendonck Lieder de Wagner à la Philharmonie de Paris

…Superbement habillée d’une robe vert émeraude, Anja Harteros offre ensuite une vision toute de lumière et d’espérance des Wesendonck-Lieder. Ces cinq poèmes magnifiques de Mathilde Wesendonck, inspiratrice par ailleurs du rôle d’Isolde, défient la loi du genre et paraissent éternels. La musique de Richard Wagner —ce dernier travaillant pour une fois sur un texte qu’il n’a pas rédigé lui-même—, transcende plus encore ces poèmes et leur donne une dimension éternelle. Grande chanteuse wagnérienne, Anja Harteros se plie avec une rare aisance à l’exercice périlleux du Lied avec orchestre, qui sollicite bien entendu la voix d’opéra, mais aussi une approche plus raffinée, plus intériorisée ou aérienne. La voix imprime une luminosité inhabituelle à ces Lieder. Que ce soit dans le premier Lied (Der Engel, l’Ange), le redoutable troisième (Im Treibhaus, Dans la serre) ou le plus connu qui vient conclure le cycle (Träume, Rêves), Anja Harteros déploie un trésor de nuances, avec un beau grave bien placé, mordoré, et des élans vers l’aigu qui osent friser la transparence. L’interprète totalement investie démontre une plénitude qui plonge le public dans une sorte de transe que la frénésie des applaudissements viendra balayer…

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Bachtrack von Tristan Labouret
Konzert am 22. Januar 2018 in Paris

Harteros divine, Gergiev diabolique, la Philharmonie aux anges

…la voix surnaturelle de Harteros a de quoi émerveiller les oreilles les plus insensibles. Comment la soprano arrive-t-elle à cette égalité de timbre, intense, puissant, brûlant d’une extrémité à l’autre de sa tessiture ? Comment parvient-elle à phraser les infinies mélodies wagnériennes sans donner l’impression de respirer ? …Il en faudrait plus pour gâcher le festival wagnérien de Harteros, qui s’anime au fil des lieder pour se muer peu à peu en une Isolde exaltée. On se prend alors à rêver que cette ébauche d’incarnation, si prometteuse, achève de s’accomplir sur une scène lyrique dans un avenir proche.

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forumopera.com von Clément Taillia
Konzert am 22. Januar 2018 in Paris

Harteros, Munich et leur langue natale

…Et c’est sans la moindre égratignure, justement, qu’Anja Harteros traverse les Wesendonck Lieder composés par Richard Wagner entre 1857 et 1858. La lenteur des tempi adoptés par Valery Gergiev aurait mis en péril la ligne vocale et le souffle de beaucoup de ses consœurs ; ici, elle autorise une sorte d’alanguissement nostalgique qui parcourt les cinq chants et fait de « Im Treibhaus » le cœur, pas seulement chronologique, mais expressif de l’œuvre. Tout baigne ainsi dans la lumière diaphane d’un timbre dont on ne se lasse pas d’admirer la clarté, que tamise toujours la menaçante sombreur des graves. Et qu’importe, alors, que les nuances soient parcimonieuses, les contrastes  évités, les angles fondus pour les besoins de ce magistral moment de chant, dont seules les dernières secondes, bizarrement affectées (« Un dann sinken in die Gruft »)  viennent atténuer la parfaite harmonie : ces Wesendonck Lieder doivent s’admirer comme les courbes d’un marbre antique…

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Der Opernfreund von Christoph Zimmermann
Konzert am 23. Januar 2018 in Köln

Heroisches und Intimes

…Ihr Vortrag gab, denkt man an eher heroinenhafte Interpretationen zumal der Vergangenheit (Kirsten Flagstad, Astrid Varnay, Martha Mödl), der Musik etwas überraschend Irdisches – weniger Weltflucht als Welt-Wollen, gleichwohl geöffnet für höhere Sphären. Am beeindruckendsten wurde dieses changierende Klima Wirklichkeit im mittleren Lied „Im Treibhaus“, mit dessen Musik der dritte „Tristan“-Akt anhebt. Zu den bestechenden Pianohöhen (Smaragd, Luft, Duft) bot Anja Harteros viel weiches vokales Fließen. Eine weniger erotisch getönte als keusche Interpretation…

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Kölner Stadt-Anzeiger von Markus Schwering
Konzert am 23. Januar 2018 in Köln

Gefeierter Auftritt der Ausnahmekünstlerin

…Dunkelsatt, strömend-dicht in der Linie, mit einer unnachahmlichen Zartheit und Delikatesse der Tongebung, mustergültig in der Artikulation und noch im Pianissimo tragend bis in die letzte Reihe des Saalrunds. Viel Gutes tat dabei immer wieder die verschattete, wenn man so will: düstere Einfärbung der Vokale. Erst so entstand mit der gebotenen Suggestivität jene schwül-verhangene Grundstimmung, die direkt auf den “Tristan” vorausweist…

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